C’est un texte dense que le ministre des Outre-Mer est venu présenter en commission, au Sénat. Le projet de loi de programmation pour la refondation de Mayotte s’articule autour de 34 articles, portant sur des thèmes divers, jugés « prioritaires ». C’est la raison pour laquelle quatre commissions sont saisies au Sénat : la commission des lois, des finances, des affaires économiques et la commission des affaires sociales. Parmi ces priorités : la poursuite du plan « eau » déjà en cours, une deuxième prison, un deuxième hôpital, de nouvelles routes et la modernisation de la desserte aéroportuaire afin de créer un « hub logistique » avec l’aéroport et le port de Longoni.
« Nous n’avons pas laissé tomber Mayotte »
Le texte rappelle aussi « la nécessité de poursuivre les efforts en matière d’accès à l’eau potable, à l’électricité ainsi qu’aux soins et à l’éducation, dans un département où est actuellement mis en place un système de rotation scolaire en raison de la pression démographique au regard de la capacité d’accueil des salles de classe. Le projet de loi vise ainsi la fin des rotations scolaires d’ici à 2031 grâce à la construction d’écoles et de collèges. Le gouvernement met sur la table 3,2 milliards d’euros pour l’ensemble des investissements sur la période 2025-2031.
« Nous n’avons pas laissé tomber Mayotte », a assuré Manuel Valls, rappelant l’adoption à l’unanimité du…
Auteur: Simon Barbarit

