Nous nous y attendions, le Sénat a adopté à une très large majorité le projet de loi d’urgence agricole, après avoir envoyé au tapis les députés en imposant son texte lors de la commission mixte paritaire. Cela constitue la dernière étape parlementaire du processus : l’occasion de revenir plus en détail sur le contenu et les conséquences du projet de loi.
Le Gouvernement cherche à mettre le “flupy” sous le tapis
Depuis ce matin, nous assistons à une réécriture de l’histoire.
“Il n’appartient non pas au politique de dire ce qu’on autorise ou ce qu’on n’autorise pas comme produit phytosanitaire, c’est à l’Anses de le dire. C’est à la science de le dire. (…) Et uniquement par dérogation, pour un temps limité et pour une seule filière, la filière noisette qui correspond à 0,02% du parcellaire agricole. Il n’y a pas eu de rétablissement de l’acétamipride, c’est faux de l’affirmer.” nous dit Annie Genevard au micro de France Inter ce matin.
“Parmi ces mesures, il y a la question de l’acétamipride. Le compromis voté par les seuls parlementaires ne revient pas sur son interdiction. Le compromis remet la science au cœur de la décision : il permet des dérogations, sur décision d’une autorité scientifique et sanitaire, l’ANSES, qui appréciera les situations au cas par cas et sur des bases scientifiques. Cela ne concerne que la culture de noisettes et pour une durée limitée. ” abonde le Premier ministre sur X (ex-twitter).
Comme nous avons déjà pu l’expliquer à maintes reprises, cela est totalement trompeur.
Tout d’abord les membres du Gouvernement se privent bien de parler du flupyradifurone, une substance aux risques inacceptables pour les pollinisateurs et les eaux souterraines, qui pourraient être utilisés en traitement de semences pour la betteraves sucrières, soit plus de 400 000 hectares.
Ensuite, l’Anses “permettra” la dérogation, ce qui…
Auteur: yoanncoulmont


