Tard dans la nuit du 20 juillet, les députés ont adopté à plus de la majorité le projet de loi d’urgence agricole.

De nombreux organisations de la société civile, au premier rang desquelles Générations Futures et d’élu.es se sont battus sans relâche pendant plus d’un an à coup d’alertes aux décideurs politiques et de mobilisations comme une nouvelle fois ce jeudi, où plus de 2000 personnes se sont rassemblées devant l’Assemblée nationale pour dire non c’est non.


Comme pour la loi Duplomb, le Gouvernement et les députés du “bloc central”, de droite et de l’extrême-droite ont décidé de totalement mépriser les millions de citoyens ayant signé la pétition historique de l’année dernière et les milliers s’étant mobilisés aujourd’hui et dans plus de 40 rassemblements dans toute la France ce week-end.
Notre démocratie a été particulièrement piétinée ces dernières années par l’acharnement de ces forces politiques, poussées par la FNSEA, pour faire autoriser des substances interdites malgré leurs risques connus, l’opposition massive des citoyens et des scientifiques.
A la tribune, se sont succédés Jean-René Cazeneuve, Julien Dive, Annie Genevard et Mathieu Lefèvre défendant une version totalement fantasmée du contenu réel du texte : ce sont eux qui transforment le débat en “fabrique à caricature et à mensonge” pour reprendre l’expression du député Dive.
Ce texte n’est pas équilibré, il défend la volonté de la FNSEA d’un modèle agricole prédateur:
- accaparement de l’eau par le doublement des volumes stockés pour les usages agricoles d’ici à 2035 (article 5A) ;
- atteinte à la gouvernance de l’eau (article 5 quater A) ;
- facilitation de la destruction des zones humides (article 7) ;
- affaiblissement de la protection des captages par l’exclusion des captages pollués par des pesticides interdits des captages dits prioritaires (article 8) ;
- La suite est à lire sur: www.generations-futures.fr
Auteur: nadine
