Dans la période, les besoins de financement sont en effet importants et inédits.
- En matière de transition écologique, les estimations des besoins annuels de financement supplémentaire vont de 14 milliards d’euros (Institut pour le climat) à 66 milliards d’euros (rapport Pisani-Mahfouz pour France stratégie) voire 100 milliards d’euros (Ademe). Si ces estimations ne concernent certes pas les seules finances publiques, tous les travaux s’accordent toutefois pour dire que les politiques publiques doivent jouer un rôle majeur face à la recherche du profit à court terme des acteurs privés. Précision étant apportée que, ces estimations ne prennent pas en compte la préservation de la biodiversité et celle des puits carbone naturels. Les 7 milliards d’euros supplémentaires annoncés par le gouvernement sont notoirement insuffisants. La transition écologique paie le prix de l’austérité.
- En matière de politique sociale, le maintien d’un taux de pauvreté élevé à 14 %, le taux record (également à 14 %) de taux de privation matérielle et les travaux alarmants de la fondation Abbé Pierre sur l’impact de l’inflation sur la pauvreté attestent du besoin d’une politique sociale volontariste. La dégradation du « pouvoir d’achat » des ménages touche plus largement une grande partie de la population, qui a vu les prix de l’alimentaire s’envoler de 14,5 % en un an selon l’INSEE. Là aussi, la justice sociale est sacrifiée au nom de l’austérité.
- La dégradation et le recul des services publics, régulièrement dénoncés par le Défenseur des droits, pénalisent une grande partie de la population qui se sent délaissée et affaiblissent les principes du service public (l’égalité d’accès par exemple). De l’éducation nationale aux administrations économiques, fiscales et douanières en passant par la santé, nombreux sont les services publics touchés.
Pour financer ces besoins dans un contexte…
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Auteur: Attac France

