Si la pandémie de Covid semble marquer le pas, elle n’en est pas terminée pour autant… Après trois ans, il est toutefois possible de prendre du recul sur cinq points majeurs qui ont soulevé beaucoup de questions et de débats, tant à propos du virus que des moyens de le combattre.
La pathogénicité du virus
Tous les virus évoluent dans le temps, y compris le SARS-CoV-2. De nombreux variants ont été identifiés et sont classés par l’OMS en tant que « variants préoccupants » (VOC, pour « variants of concern ») ou « variants à suivre » (VOI, pour « variant of interest ») – ce sont les fameux Alpha, Delta ou plus récemment Omicron… qui ont scandé l’actualité en 2021 et 2022, et aujourd’hui considérés comme « anciennement préoccupants ».
Depuis début 2022, le variant Omicron domine dans le monde, avec le sous-lignage BA.5. La force de ce dernier réside dans sa capacité à échapper à la protection immunitaire induite par une première infection (par BA.1…) et/ou une vaccination antérieure. Il tend à être remplacé par le sous-lignage XBB.1.5, venu des États-Unis et classé VOI.
Les variants dont le nom commence par la lettre « X » sont dits recombinants, car ils résultent du mélange génétique de deux variants précédents – en l’occurrence entre deux sous-lignages de BA.2 pour XBB.1.5. La recombinaison est un moyen d’évolution du virus au même titre qu’une mutation « simple », qui correspond à une modification génétique du virus.
Les variants ont longtemps été caractérisés par leur lieu d’émergence. Les typologies par alphabet grec (VOC) et par alphabet composé (VOI) ont ensuite remplacé la dénomination géographique initiale stigmatisante (variants « anglais », « indien », etc.). Bien que les lieux d’émergence des nouveaux variants soient variés, leur diffusion rapide à l’échelle planétaire occulte cet aspect.
Le public le plus…
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Auteur: Nicolas Pulik, Chargé de développement international – ANRS|Maladies infectieuses émergentes, Inserm

