Sur cette question, particulièrement complexe, du choix du (« meilleur ») mode de scrutin, on serait bien tenté de répondre par le vieil adage populaire : « Le diable se cache dans les détails » ! Pire, au-delà des grands principes ou des convictions héritées de nombreuses expériences historiques propres à la gauche ou à la droite, au centre ou ailleurs, privilégier un mode de scrutin, l’un dit majoritaire, l’autre proportionnel (avec son grand nombre de variantes), peut sembler in fine un simple exercice de mathématiques.
Sachant que la plupart des analystes politiques ou spécialistes de droit constitutionnel prennent en général position sur cette question, pourtant cruciale en démocratie, en fonction de l’efficacité dudit mode de scrutin (et de ses modalités de calcul), c’est-à-dire celle de sa capacité (ou non) à permettre de dégager des majorités en mesure de gouverner avec une certaine stabilité institutionnelle.
Les anciens étudiants de droit constitutionnel (comme le signataire de ces lignes) se souviennent certainement des exercices de calculs électoraux dans une circonscription (souvent imaginaire) selon les modalités de décompte des voix de ses électeurs. Scrutins majoritaires, uninominal à un tour (comme au Royaume-Uni, avec son terrible effet couperet, d’une simplicité enfantine, l’élu étant celui qui a recueilli le plus de voix) ou à deux tours (comme souvent en France), ou de liste.
Spéculations
Scrutins proportionnels, « intégral », « au plus fort reste », « à la plus forte moyenne », « par liste » selon le « système » d’Hondt, avec (ou sans) prime(s) majoritaire(s), par circonscriptions ou dans une circonscription nationale unique, avec panachage ou non, possibilité ou non de rayer des candidats sur les listes, avec ou non des apparentements (comme en France avec la loi de 1951, qualifiée de « scélérate » par les…
Auteur: Olivier Doubre

