Chose promise, chose due. Trois jours après son premier article, dont la véracité a été abondamment contestée par Jordan Bardella et les cadres du RN, Mediapart a publié les éléments d’identification des messages antisémites datant de 2013 attribués au président du Rassemblement national.
« C’est un degré de vérification que je peux qualifier de scientifique », a mis en avant, jeudi soir, dans l’émission C à vous, Fabrice Arfi, journaliste et co-responsable du pôle « enquêtes » de Mediapart. Pour ce faire, les journalistes du média d’investigation ont obtenu des conversations Messenger (Facebook) de la part de deux sources différentes qui ont évolué dans l’entourage de Jordan Bardella en 2013 et 2014.
« Mediapart a travaillé en s’appuyant sur les articles 15 et 20 du règlement général sur la protection des données (RGPD) »
« Des faux grossiers », avait dénoncé en début de semaine Jordan Bardella avant d’annoncer que, si des éléments écrits étaient publiés par le journal, il déposerait plainte pour faux et usage de faux. Ce qu’il a confirmé jeudi soir après le second article de Mediapart. Dans cet article, Mediapart a expliqué que ses sources ne s’étaient pas uniquement contentées de leur communiquer des captures d’écran d’une conversation dont l’un des interlocuteurs était identifié comme étant Jordan Bardella. Le 16 août dernier, Mediapart a demandé à l’une d’elles de faire une…
Auteur: Simon Barbarit
