Propos racistes à Carcassonne : quelles sont les obligations des policiers municipaux mis en cause ?

« Bicots », « bougnoules », « nègres », « singes », « connasses », « gauche de merde » : ces propos, tenus par des policiers municipaux de la ville de Carcassonne, accidentellement captés en novembre 2025 en vidéo par la caméra piéton d’une patrouille, ont été rendus publics mardi soir par le quotidien Midi Libre.

Le principal protagoniste de ce montage d’une nuit de patrouille, le brigadier-chef principal César R, est membre du service d’ordre du RN. Il avait déposé plainte en fin d’année dernière pour atteinte à la vie privée après avoir appris que sa conversation comprenant un flot d’insultes racistes avait été enregistrée en novembre 2025 dans la voiture de patrouille par une caméra individuelle déclenchée à l’insu des agents présents.

La direction du RN, qui a condamné « avec la plus grande fermeté » dans un communiqué ces propos « pénalement répréhensibles », a affirmé avoir « immédiatement procédé à sa radiation des effectifs du service d’ordre » « ainsi qu’à son exclusion du Rassemblement national ».

Se pose ici une première question. Un policier municipal peut-il également être membre d’un service d’ordre d’un parti politique ?

« Un policier municipal dispose de la liberté d’opinion, il peut adhérer à un parti politique. L’obligation de neutralité exige néanmoins qu’il n’en fasse pas mention dans l’exercice de ses fonctions. Il doit, par ailleurs, respecter un…

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Auteur: Simon Barbarit