Depuis le Japon où il effectue une visite officielle, Emmanuel Macron s’est félicité d’avoir reçu ce mardi 31 mars une une œuvre dédicacée de Hayao Miyazaki, un dessin original de Porco Rosso, le célèbre cochon du film animé du même nom. « Porco Rosso oppose à la brutalité du monde une irréductible idée de liberté », pontifie le président de la République, sans faire référence à la lutte contre le fascisme porté par le célèbre réalisateur japonais à travers son personnage iconique. Révélateur? Au même moment, à l’Assemblée nationale, le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez a annoncé que le gouvernement « étudiait » la possibilité d’engager des « poursuites pénales » contre les auteurs de propos racistes sur CNews visant le nouveau maire LFI de Saint-Denis, Bally Bagayoko.
Au sein de l’exécutif, la guérilla politique contre LFI est assumée
S’il a qualifié ces propos d’« ignobles » et d’« absolument inacceptables », le locataire de la place Beauvau a ajouté qu’il allait étudier ce qu’il a été dit « pour savoir s’il y a discrimination raciale et injure publique », provoquant la fureur des Insoumis. « En quatre jours, le gouvernement n’a pas été capable d’évaluer le degré de racisme et les suites juridiques à donner ? », ironise un lieutenant de Jean-Luc Mélenchon. La prudence de l’exécutif tranche, il est vrai, avec la rapidité dont à fait preuve Emmanuel Macron pour critiquer les maires LFI, dont celui de Saint-Denis. Qu’il s’agisse de soi-disant « huées » qui auraient accompagné leurs adversaires déchus le soir du second tour, en réalité plutôt des scènes de liesse, ou du programme de ces élus en matière de sécurité et de police, le chef de l’Etat s’est empressé de les condamner. Une résolution qu’il n’a pas eu face aux dérives sécuritaires des maires d’extrême-droite, comme celui de Perpignan, Louis Aliot, épinglé pour avoir…
Auteur: Le Média

