« Je me félicite en particulier que la Cour ait relevé l’effet positif combiné de la dépénalisation des personnes prostituées et de la pénalisation de l’achat d’actes sexuels, qui contribue à inverser le rapport de force en positionnant les personnes prostituées comme des victimes et en leur permettant de dénoncer les acheteurs d’actes sexuels en cas de violences », a souligné Reem Alsalem dans une déclaration publiée à l’occasion de la décision.
« Une grande victoire »
Selon la défenseure des droits humains, l’arrêt de la Cour est une « grande victoire pour les femmes et les filles en situation de prostitution, qui s’inquiétaient de voir consacrée une forme d’impunité pour leurs exploiteurs ».
« C’est également une victoire pour les associations féministes et de terrain qui accompagnent les victimes, qui sont témoins des violences subies, et qui ont exprimé un soutien ferme à la loi française », a dit la Rapporteure spéciale sur la violence contre les femmes et les filles, ses causes et ses conséquences.
« Un signal fort »
Selon Mme Alsalem, cet arrêt « envoie un signal fort » aux États membres du Conseil de l’Europe et confirme la cohérence de l’approche abolitionniste avec le droit international des droits humains, dont la Convention de 1949 pour la répression de la traite des êtres humains et de l’exploitation de la prostitution d’autrui et la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes.
« Il s’inscrit dans une prise de conscience collective de la violence et de la discrimination inhérentes au système prostitutionnel », a précisé l’experte attribuant cette évolution aux des changements de paradigme en faveur du modèle abolitionniste dans différents pays, à l’adoption de la résolution du Parlement européen et à la présentation de son rapport, le premier rapport sur la prostitution à être discuté au Conseil des droits de l’homme, qui décrit la…
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Auteur: Nations Unies FR

