Des analyses citoyennes confirment une pollution généralisée par cet herbicide. La FNAB et Générations Futures exigent le retrait de la molécule.
En ce début d’année 2026, de nouveaux résultats d’analyses publiés par le Groupement des Agriculteurs Bio du Loir-et-Cher (GABLEC) révèlent une contamination par le prosulfocarbe des jardins potagers de particuliers. Dans cette étude, réalisée avec le concours de résidents volontaires en zones urbaines et rurales, deux tiers des échantillons de fruits et légumes testés sont contaminés, avec des taux dépassant les limites maximales en résidus (LMR) autorisées pour la commercialisation dans 40% des échantillons testés. Pour la FNAB et Générations Futures, ces données confirment une pollution environnementale que nos organisations dénoncent sans succès depuis des années.
Une démarche citoyenne qui pallie les carences de l’État
Face au manque de données publiques sur l’exposition des potagers privés, le GABLEC a coordonné une campagne de prélèvements de fruits et légumes sur 15 sites. La répartition des résultats montre que, si le milieu rural est le plus touché, la volatilité extrême de cet herbicide — désormais le plus utilisé en France derrière le glyphosate — affecte également les zones périurbaines.
Si cette situation est préoccupante, elle n’est malheureusement pas étonnante. De nombreuses études ont montré que le prosulfocarbe est capable de parcourir plusieurs kilomètres dans les airs, contaminant des cultures et des jardins pourtant très éloignés des zones de traitement. « Un pesticide à la diffusion environnementale aussi incontrôlable n’a plus sa place sur le marché français » en conclut François Veillerette, porte-parole de Générations Futures. “Il est de plus nécessaire de rappeler que l’évaluation du prosulfocarbe est très ancienne, le dernier avis de l’EFSA datant de 2007, et contient des…
Auteur: nadine

