Protection de l’enfance : au Sénat, le droit à un avocat auprès de chaque enfant placé se fissure sur son application

Attendue de longue date par les associations de protection de l’enfance et une partie du monde judiciaire, la proposition de loi visant à systématiser la désignation d’un avocat pour les enfants concernés par une mesure d’assistance éducative – à domicile ou dans le cadre d’un placement – semblait promise à un parcours parlementaire sans obstacle. Adopté à l’unanimité par l’Assemblée nationale le 11 décembre 2025, le texte prévoit de garantir à chaque enfant suivi par la justice des mineurs l’assistance d’un avocat, qu’il soit placé en foyer, en famille d’accueil ou accompagné dans sa famille. Surtout, il supprime la condition de « discernement », jusqu’ici nécessaire pour qu’un mineur puisse bénéficier d’une telle assistance. Mais au Sénat, le consensus de façade s’est fissuré. L’examen du texte en commission des lois a fait émerger une opposition entre les partisans d’une application immédiate et ceux qui jugent la réforme prématurée sans phase d’expérimentation préalable. Faut-il rendre obligatoire, dès maintenant, la présence d’un avocat pour tous les mineurs concernés par une procédure d’assistance éducative ? Ou faut-il d’abord tester le dispositif dans quelques juridictions avant une généralisation nationale ?

« Je suis pour l’avocat auprès des enfants, je pense que c’est nécessaire », affirme la sénatrice centriste Dominique Vérien. « Mais la question, c’est comment…

La suite est à lire sur: www.publicsenat.fr
Auteur: Emma Bador-Fritche

Pour l’actu indépendante

🌍 Soutenez l’info libre. Gardez OnePlanète vivant et sans pub
→ ko-fi.com/oneplanetecom

Buy Me a Coffee at ko-fi.com