Protection des forêts du Congo : de nouveaux parcs à bois peuvent contribuer à lutter contre l’exploitation illégale des forêts

La République démocratique du Congo (RDC) a rejoint la Communauté d’Afrique de l’Est en 2022. Cela offrira au pays, qui possède d’immenses richesses naturelles, un énorme marché dans les pays voisins et un accès direct aux nouvelles routes, aux chemins de fer et aux ports – et donc un potentiel de commerce avec le monde entier.

Mais à mesure que les réseaux routiers et ferroviaires d’Afrique de l’Est se développent et que les coûts de transport diminuent, les forêts de l’est de la RDC deviendront plus vulnérables à la demande croissante des marchés régionaux et mondiaux.

Cela pourrait menacer l’une des zones les plus riches en biodiversité du monde. Les forêts de l’est de la RDC sont l’une des dernières étendues intactes de forêt tropicale de la planète, après l’Amazonie. Elles contribuent à réguler le climat et fournissent des ressources – comme de la nourriture, des médicaments, des matériaux et des abris – à des millions de personnes. Elles sont également riches en minéraux et en produits forestiers. Le bois est très convoité pour sa valeur commerciale et, une fois que des routes sont ouvertes pour l’exploiter, les empiètements et la déforestation risquent de se poursuivre.

Une gestion et un suivi efficaces de l’exploitation et du commerce du bois sont donc essentiels pour garantir le respect des lois du pays, une juste répartition des bénéfices et la réduction des exportations illégales de bois et de la fraude fiscale.

Le pays présente déjà l’un des taux de déforestation annuels les plus élevés de la planète. Depuis 2010, il perd au moins 500 000 hectares de forêt par an, avec des pics dépassant largement le million d’hectares par an. Et si l’exploitation du bois n’est pas la plus grande cause déforestation de la RDC – l’agriculture à petite échelle l’est – elle reste une activité quotidienne pour des milliers d’opérateurs desservant les marchés nationaux et internationaux.

En 2017, la RDC a…

La suite est à lire sur: theconversation.com
Auteur: Paolo Omar Cerutti, Principal Scientist, Center for International Forestry Research – World Agroforestry (CIFOR-ICRAF)

Pour l’actu indépendante

🌍 Soutenez l’info libre. Gardez OnePlanète vivant et sans pub
→ ko-fi.com/oneplanetecom

Buy Me a Coffee at ko-fi.com