Protection du loup : à quoi joue l’État ?

L’histoire se corse depuis trente ans entre le loup, l’éleveur et l’État. Après avoir disparu du territoire, le grand prédateur a fait son retour dans les Alpes-Maritimes en 1992. Au fil des années, l’animal dont la présence est observée jusqu’en Bretagne, a gagné du terrain et cause de plus en plus de dégâts dans les troupeaux d’ovins, de caprins ou de bovins. Les attaques du loup ont triplé entre 2010 et 2022. Elles atteignent le chiffre de 12 175 en 2024, soit une hausse de 4,5 % au niveau national quand les départements alpins enregistrent une baisse 5 % à 10 %, selon la DREAL d’Auvergne-Rhône-Alpes, où la préfecture coordonne les travaux autour du loup.

On donne l’impression à tout le monde que ce déclassement sera la panacée.

A. Lenoir

Face à la pression des éleveurs sur le gouvernement pour protéger leurs troupeaux, l’État cherche comment colmater la crise. Et sa dernière avancée en la matière égratigne tous les efforts mis en place pour protéger le grand prédateur, encore considéré comme une espèce menacée sur le territoire européen. Car depuis le vendredi 7 mars, la baisse de la protection du loup, votée en décembre 2024 au sein de la Commission européenne, est actée.

L’espèce passe de « strictement protégée » à « protégée » et les pays de l’Union européenne (UE) ont « davantage de souplesse » pour « gérer leurs populations locales de loups », a indiqué la Commission européenne. Des lignes imprécises, qui laissent présager un recours aux tirs sur l’animal de façon plus décomplexée.


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« Les solutions sont multiples, mais ce n’est certainement pas d’abaisser la protection du loup », a commenté Denis Doublet,…

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Auteur: Louis Bolla

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