Alors que le débat sur les contraceptifs hormonaux et les risques de cancers n’est toujours pas tranché, une étude sur une cohorte australienne suggère que les contraceptifs longue durée (type implant, anneau vaginal, stérilet hormonal, etc.) auraient les mêmes effets que la pilule. Ils seraient protecteurs contre certains cancers et augmenteraient les risques pour d’autres.
De nombreuses femmes craignent que les contraceptifs hormonaux aient des effets secondaires dangereux, notamment un risque accru de cancer. Mais cette perception est souvent disproportionnée par rapport aux risques réellement encourus.
Que dit la recherche sur le risque de cancer chez les utilisatrices de contraceptifs ? Ce risque est-il différent si, au lieu de la pilule, des contraceptifs réversibles à longue durée d’action sont utilisés, tels que des dispositifs intra-utérins ou DIU (appelés de manière impropre stérilets, NDLR) hormonaux (type Mirena), des implants insérés sous la peau ou des injections ?
Nous nous sommes penchés sur cette question via notre nouvelle étude, pilotée par l’Université du Queensland et l’Institut de recherche médicale QIMR Berghofer et publiée dans le Journal of the National Cancer Institute.
En ce qui concerne le risque de cancer, nos résultats indiquent que les contraceptifs à longue durée d’action semblent être aussi sûrs que la pilule (ce qui est une bonne nouvelle), mais pas nécessairement plus sûrs que cette dernière.
(Concernant les pilules contraceptives l’Institut du cancer français indiquait en septembre 2023 que « les débats se poursuivent sur l’augmentation du risque de développer certains cancers pouvant être liés à la prise de ces médicaments ». L’INCa jugeait aussi que « les nouveaux contraceptifs hormonaux (timbre, anneau vaginal, implant cutané, injection) sont d’apparition trop récente pour qu’on puisse évaluer leur risque potentiel avec assez de…
Auteur: Susan Jordan, Professor of Epidemiology, The University of Queensland

