Berlin (Allemagne), correspondance
C’est au cœur de la capitale allemande que l’étudiant en mathématiques Leander Göckeritz a découvert le chemin de la forêt. « L’année dernière, j’ai ramassé un dépliant du Bergwaldprojekt qui proposait des volontariats d’une semaine pour soigner les forêts allemandes. Être dans la nature pour la protéger, tout en étant nourri et logé, cela m’a séduit », explique-t-il.
Depuis sa création en 1987 en Suisse par un ancien de Greenpeace et un garde forestier, le Bergwaldprojekt — littéralement « Projet pour la forêt de montagne » — a déjà envoyé plus de 100 000 volontaires dans les forêts suisses et allemandes, où il est arrivé en 1990, puis autrichiennes, et même catalanes depuis 2007.
« J’ai fait mon premier camp au printemps, dans une tourbière près de Rostock, dans le nord de l’Allemagne, raconte Marie, 30 ans, volontaire qui travaille habituellement à Berlin dans les bureaux d’une ONG. Nous avons travaillé sur trois sites différents en coupant des herbes et en creusant des canaux. C’est un travail manuel dur, mais concret et utile. »
5 000 participants par an
« En Allemagne, nous proposons cette année 176 stages sur une centaine de sites différents. À raison d’environ une trentaine de volontaires par stage, on n’est pas loin des 5 000 participants », évalue Peter Naumann, chargé de la politique forestière et environnementale au sein du Bergwaldprojekt. « L’appellation initiale “forêt de montagne” vient de Suisse. Mais il n’y a guère que 2 % de la forêt allemande qui soit “de montagne”. Nous intervenons en réalité dans des forêts de tout type ainsi que dans les tourbières, essentielles pour fixer le CO2 », précise cet ingénieur des eaux et forêts.
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La réalité découverte par Leander lors de son premier stage réalisé dans la…
Auteur: Thomas Schnee
