Une étude menée sur des tomates et des vignes montre que les algues rouges marines, déjà connues pour leur richesse en agar-agar, sont également prometteuses pour protéger les cultures face à certains pathogènes.
L’usage des pesticides conventionnels est aujourd’hui largement interrogé en raison de son impact sur l’environnement, la biodiversité et la santé humaine. Il apparaît en outre que certains d’entre eux deviennent aussi moins efficaces avec le temps, du fait de l’émergence de résistances au sein des populations de pathogènes des plantes.
D’autres méthodes, fondées sur l’utilisation de produits d’origine naturelle, se développent pour proposer une nouvelle stratégie de protection des plantes : c’est ce qu’on appelle le biocontrôle.
Parmi ces produits, un extrait d’algues montre des résultats prometteurs pour stimuler l’immunité des plantes cultivées : il est obtenu à partir de l’algue rouge Gelidium sesquipedale (Gs), déjà exploitée de façon durable en raison de sa richesse en agar-agar, un gélifiant utilisé notamment en agroalimentaire.
C’est ce que révèle une recherche que nous avons menée en conditions contrôlées et en plein champ sur tomate et vigne.
Systèmes de défense naturels
Dans la nature, les plantes font face à de nombreuses attaques par des ravageurs ou des micro-organismes pathogènes, dont certains champignons tels que le mildiou ou l’oïdium.
Elles sont capables d’y résister par des réponses de défense fondées sur des processus variés tels que : le renforcement des barrières naturelles (paroi des cellules végétales), la production d’enzymes qui attaquent la paroi du champignon, ou la production d’un stress oxydatif au point d’attaque (brûlure).
La plante va pouvoir stimuler ces défenses si elle reconnaît dans son environnement la présence d’un pathogène : soit grâce à des signaux chimiques issus directement du pathogène, soit…
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Auteur: Céline Faugeron Girard, Enseignant – Chercheur, Laboratoire E2Lim (UR24133), Université de Limoges

