On est malheureusement habitué aux manoeuvres sinistres récurrentes du gouvernement-FNSEA : tout pour la souveraineté du grand capital, la mondialisation capitaliste et le productivisme toxique / répression et mépris pour les paysans qui veulent une agriculture plus locale, plus autonome et soutenable.
Actus plus bas.
Cette fois, est-ce que la lutte va déborder le cadre syndical et paysan pour entraîner une révolte plus globale et plus radicale ? Car tout le monde est concerné par les produits alimentaires toxiques fabriqués par l’agro-industrie, comme par les pollutions et destructions qu’elle génèralise à tous les milieux avec des molécules persistantes, au détriment de l’eau potable, des écosystèmes et de tous leurs habitants.
Car au fond, lutter contre le libre échange est un puit sans fond, un pis aller voué à l’échec qui ne peut pas stopper la destruction planifiée des paysans. Le libre échange c’est le capitalisme, et les éventuelles normes et régulations étatistes ne peuvent palier le côté irréformable et fondamentalement délétère du monde de l’Economie.
Dans l’agriculture comme dans tous les secteurs économiques, le capitalisme impose partout la concurrence mondialisée et la marchandisation, la course à la productivité, la recherche éperdue de la Valeur qui oblige au moins-disant et à l’exploitation des humains (à part quelques niches de marchés restreints qui sont les exceptions qui confirment la règle).
Tant qu’on reste dans le capitalisme, l’agro-industrie continuera de s’étendre et de s’imposer, avec le plein soutien de l’Etat et de ses flics.
Ce n’est pas juste une question d’implantation de lobbies et de connivences coupables entre élus et industriels. L’agro-industrie et le capitalisme ont besoin de l’Etat, et l’Etat a besoin de l’agro-industrie et du capitalisme.
Ici comme ailleurs, les seules possibilités réelles d’éclaircissement durable de l’horizon,…
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