Le Sénat a validé, ce mardi 19 mai, la création d’un délit d’inhalation du protoxyde d’azote, le fameux « gaz hilarant » à l’origine de nombreux accidents, parfois mortels. Contre l’avis du gouvernement, les élus l’ont également associé à une interdiction générale de vente aux particuliers, reprenant une disposition déjà adoptée en février par la Chambre haute, à la faveur d’une proposition de loi portée par les socialistes. « L’interdiction totale nous apparaît totalement proportionnée au risque », a défendu la rapporteure LR Lauriane Josende devant les réticences du ministre de l’Intérieur, celui-ci craignant une entorse aux réglementations européennes sur la libre circulation des biens.
« On sait que le protoxyde d’azote est à l’origine de nombreux accidents de la route », a voulu rappeler la sénatrice LR Marie-Do Aeschlimann. « Aujourd’hui, ceux qui consomment du protoxyde d’azote sont sur des usages quotidiens, nous ne sommes plus sur le sujet du gaz hilarant seulement consommé en soirée… », a souligné la socialiste Marion Canalès. Plusieurs élus ont également invoqué l’impact environnemental du protoxyde d’azote : « La filière déchet alerte sur les incendies et les explosions provoquées par les bobonnes jetées dans les bennes à ordures ménagères », a alerté Ahmed Laouedj, sénateur du groupe RDSE.
« Vous allez créer un délit d’inhalation sur un produit dont vous ne…
Auteur: Romain David

