Un dimanche matin de janvier à Livry-Gargan, en Seine-Saint-Denis. Armés de gants et de sacs-poubelle, les bénévoles du collectif « Green for us » se sont donné rendez-vous pour leur tournée mensuelle de ramassage de déchets dans la ville.
Dans leur collimateur, les bonbonnes de protoxyde d’azote. « On en trouve partout » se désole Martine Reversat, fondatrice du collectif. « On ne peut pas laisser traîner ça, c’est dangereux et un véritable problème environnemental ».
Une catastrophe sanitaire
Depuis quelques années, elles envahissent nos rues : des bonbonnes de toutes les couleurs et de plus en plus grosses, abandonnées là par des usagers souvent jeunes qui se shootent au « proto ».
Une pollution de l’espace public, mais aussi le signe d’une catastrophe sanitaire à grande échelle, s’alarme Ahmed Laouedj. En croisade contre ces fameuses bonbonnes, le sénateur (RDSE) de la Seine-Saint-Denis est venu prêter main-forte aux habitants de Livry-Gargan. « Dans ces cartouches, il y a ce qu’on appelle du gaz hilarant, qui est consommé comme une drogue. Et ça fait des dégâts » explique l’élu.
Des consommateurs paralysés des jambes
Utilisé en pâtisserie (pour fabriquer de la crème chantilly) mais aussi en pré-anesthésie, le protoxyde d’azote est un produit parfaitement légal, détourné pour ses propriétés euphorisantes. Le gaz contenu dans les bonbonnes est d’abord expulsé dans un ballon de baudruche, avant…
Auteur: Fabien Recker

