« Provision commune », kézako ?

Reprendre le pouvoir sur la production de ce qu’il te faut pour vivre ? Moins dépendre des institutions capitalistes ? Sortir (au moins un peu) de la monétarisation et donc de la pression à taffer ? Si tout ça te parle, alors la Provision commune pourrait t’intéresser.

Les Provisions communes (il y en a plusieurs en France) partent du postulat que tout le monde doit pouvoir participer à la subsistance = production de biens ou services nécessaires à la vie, et que ces biens et services autoproduits doivent être accessibles à toustes, en mode non-marchand.

T’as dit non-marchand ?

Non-marchand, ça veut dire sans la notion d’échange, ni monétaire, ni autre : temps, énergie, compétences… On s’oppose donc résolument à l’idée du mérite qui voudrait que « c’est parce que j’ai jardiné, cuisiné, écrit, réfléchi, tenu une permanence (ou autre…), que j’ai droit à des légumes, un repas, un bocal, une heure de garde d’enfants (ou autre…). On veut ainsi appliquer le principe du communisme radical : »Chacun.e selon ses possibilités, à chacun.e selon ses besoins ».

Et concrètement ?

Tout ça a l’air bien théorique, mais c’est finalement simple à réaliser (voir une « recette » ici, p.29). La Provision commune (PC) de Lyon autoproduit sous différentes formes, toujours non-marchandes : fruits et légumes sur un terrain près de Lyon, produits d’hygiène, boissons à base de plantes, préparations fermentées, repas cuisinés, petit livre…, et concernant les services : bientôt entraide administrative, réparation de vélos, garde d’enfants…

À la PC de Lyon, nous voulons que la moitié des productions soit distribuée à l’extérieur de la PC, pour visibiliser et faire grandir ce mode de fonctionnement anticapitaliste et non-monétaire. On appelle ça la « PC ouverte » et ça se matérialise entre autres sous forme d’un non-marché, où les produits sont à exposés et proposés à…

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