Une quinzaine de militants de Sud Rail ont fait le déplacement jusqu’au conseil de prud’hommes, ce jeudi après-midi, pour soutenir Sabrina, une employée du CASI (Comité d’activités sociales interentreprises) de la SNCF.(« Le Poing »)
Ce jeudi 29 octobre, le conseil de prud’hommes de Montpellier examinait une procédure inhabituelle. Le CASI (Comité d’Activités Sociales Interentreprises) de la SNCF, dont la gestion est majoritairement assurée par la CGT, conteste les avis du médecin du travail sur une salariée en arrêt depuis 2024. Celle-ci avait dénoncé des faits de violences sexistes et sexuelles commis par un militant cégétiste. Décision le 3 décembre
Une quinzaine de militants de Sud Rail ont fait le déplacement jusqu’au conseil de prud’hommes, ce jeudi après-midi, pour soutenir Sabrina, une employée du CASI (Comité d’activités sociales interentreprises) de la SNCF. L’audience avait déjà été convoquée le 15 octobre, mais elle avait été renvoyée en raison d’un conflit d’intérêts entre un conseiller prud’homal et un tiers au litige, comme l’avait rapporté Révolution Permanente. « C’est assez exceptionnel. Normalement, aux prud’hommes, ce sont les salariés qui attaquent les employeurs, ici, c’est l’inverse. Nous dénonçons une procédure abusive », résume Loïc, cheminot syndiqué à Sud Rail.
Sabrina a été embauchée en 2020 comme cheffe de cuisine par le CASI. Elle dit avoir subi un harcèlement sexuel de la part d’un cheminot militant à la CGT, syndicat dont elle était alors elle-même adhérente, avant de rejoindre Sud Rail. Selon son avocate, la CGT a fini par mener une enquête après plusieurs alertes, et l’homme mis en cause a été licencié. L’affaire avait été évoquée par Mediapart il y a un an, et la cellule de veille confédérale de la CGT avait relevé des « faits graves », selon Révolution Permanente.
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Auteur: Elian Barascud
