Le PSG a réalisé l’exploit de remporter une deuxième Ligue des champions d’affilée au bout d’une séance de tirs au but irrespirable, concluant la finale déjà tendue contre Arsenal (1-1, 4-3 t.a.b.) samedi à Budapest, et se hisse plus que jamais sur les cimes du football européen. Quelques pas, le poids du monde sur les épaules et un tir expédié au-dessus du but de Matveï Safonov : Paris a dû cette fois s’en remettre à l’échec du défenseur londonien Gabriel et un soupçon de chance pour triompher.
Mais à entendre le grondement des Ultras qui ont accueilli le ballon en tribunes de la Puskas Arena, mais aussi à voir sans doute les bières qui ont volé dans tous les bars de Paris et dans un Parc des Princes comble, le bonheur n’en était que plus grand.
La grandeur, c’est ce qui caractérise ce PSG insubmersible, vainqueur de quatre trophées en autant de séances de tirs au but cette saison, après la Supercoupe d’Europe, la Coupe intercontinentale et le Trophée des champions. L’entraîneur Luis Enrique peut exulter : son pari de mobiliser dès l’été dernier ses joueurs en vue d’un second sacre a payé.
Le PSG s’est parfois cherché, s’est trompé, a pâti de blessures en série, mais n’a jamais lâché complètement le fil de sa saison et se retrouve samedi auréolé d’un prestige inouï, qui rappelle les épopées du Real Madrid (2016, 2017, 2018) ou encore, si l’on remonte plus loin, du grand Bayern Munich (1974 , 1975, 1976).
Pression électrique
Il était écrit que contre les tout frais champions d’Angleterre, cette finale serait bien plus indécise que la démonstration de 2025 contre l’Inter Milan (5-0). Et que ce fut dur nerveusement et physiquement pour les deux équipes, qui ont dû faire tourner leur effectif comme rarement pour aller au bout de ces épuisantes 120 minutes.
Le PSG a dû compter sur les remplaçants pour terminer le match et gagner la séance…
Auteur: La Croix (avec AFP)

