Purge politique à France Inter

Dans la lignée de ses prédécesseurs, la directrice de France Inter, Adèle Van Reeth, poursuit le travail de destruction de la radio publique.

D’aucuns diront aigrement qu’il ne restait plus grand-chose à sauver de France Inter, cette « douce machinerie néolibérale » si bien décrite par l’ancien attaché de production Maxime Cochelin, harnachée à sa «  vraie-fausse ligne éditoriale : une acceptation sans concession de l’ordre existant », rompue au tempo de l’exécutif et imbibée de ses éléments de langage au point de « créer une anti-réalité », un « anti-réel […], purgé de toute remise en cause des hiérarchies en place ». Mais il reste encore à casser. Des programmes, des vrais ; des journalistes, des vrais ; des équipes. La directrice Adèle Van Reeth ne consacre que le pire : élargir la surface de la matinale, céder du terrain à l’extrême droite au point que Jordan Bardella puisse saluer publiquement des relations normalisées, ouvrir grand les vannes de l’éditorialisation et orchestrer de faux débats recyclant les éternels mêmes intervenants moyennant quelques cautions…

Sans doute revigorée par la relégation aboutie (sans grève au sein de la rédaction de la radio) de l’émission « C’est encore nous », anciennement « Par Jupiter », de Charline Vanhoenacker, l’autoritaire patronne aurait tort de ne pas poursuivre sa stratégie du choc. Car c’est bien ce que décrivent conjointement la société de producteurs et productrices et celle des journalistes de France Inter dans un communiqué interne que nous avons reproduit. En plus de la convocation de Guillaume Meurice par la direction de Radio France pour faute grave « en vue d’une éventuelle sanction disciplinaire » – à la suite de la réitération d’une blague qui lui avait valu un interrogatoire devant la police et une surréaliste remontrance de la direction –, la liste des politiques envisagées donne le…

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Auteur: Pauline Perrenot