En l’absence de contestation conséquente, le bloc des droites, porté par les médias bourgeois et le système policier, impose tranquillement son putsch et son (vieux) poulain LR.
Editocrates, droitards de tout parti, médias aux ordres… s’empressent de se réjouir et de valider ce coup d’Etat légal, ils sont satisfaits d’avoir réussi à étouffer la gauche et son NFP arrivé en tête des élections.
Si ça arrivait ailleurs, si la gauche faisait la même chose, ces mafieux et médias hurleraient à la mort, au coup d’Etat factieux et appeleraient à renverser le régime par la rue.
Et on voit encore malgré tout des votants et des partis de gauche parler de démocratie, croire aux urnes, espérer dans les prochaines élections, rester dans les clous, respecter les institutions et la légalité d’un système autoritaire et anti-démocratique qui les ignore et les broie.
Même au moment où des milices d’’extrême droite leur mettront un flingue sur la tempe dans des camps de rééducation ils « croieront » encore à la démocratie, à la légalité et aux institutions ? Ils voudront signer une dernière pétition avant de se faire exécuter ? Leurs voisins, promis eux aussi au pelloton, réclameront jusqu’au bout une élection à la proportionnelle en voyant une pelleteuse enterrer les cadavres de leurs camarades ?
Ce qui me fait de la peine, c’est de voir un syndicat comme la Confédération paysanne se précipiter pour obtenir un entretien au palais avec le nouveau 1er sinistre ! C’est manquer de dignité et de bon sens que de porter des revendications auprès d’un clan qui au fond a toujours piétiné les idées écologistes et paysannes, et qui continuera, Etat-capitalisme oblige, à rouler à fond pour la FNSEA et l’agro-business. En plus, quémander à rencontrer Barnier c’est reconnaître le putsch, c’est valider qu’on serait encore en démocratie et que ce droitard du siècle dernier aurait une quelconque…
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