Des hooligans israéliens d’extrême droite se sont déchaînés à Amsterdam, vociférant des slogans racistes, faisant l’apologie du génocide en cours à Gaza ou agressant des personnes, suscitant une réaction de la part d’habitants locaux. La confrontation a été violente, et des supporters israéliens qui n’étaient pas impliqués dans les attaques menées par les hooligans du Maccabi Tel-Aviv auraient également été victimes de violences à leur tour.
Néanmoins, qualifier de pogrom ce qui s’est passé banalise des horreurs authentiques et relève de l’ignorance historique, comme le montrent dans cet article Djene Rhys Bajalan et Ben Burgis. Une telle interprétation des faits – promue très vite par Netanyahou – a essentiellement pour fonction de victimiser l’État colonial d’Israël et, ce faisant, de légitimer la guerre génocidaire que celui-ci mène contre les Palestinien·nes de Gaza, ainsi que le nettoyage ethnique en Cisjordanie et les bombardements incessants sur des populations civiles au Liban (accompagnés d’une invasion terrestre), mais aussi la répression des mouvements de solidarité avec la Palestine, partout dans le monde occidental.
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La semaine dernière, le journal de Bari Weiss, Free Press, a titré : « Le pogrom de la nuit dernière à Amsterdam ». Deux jours plus tard, Fox News informait ses lecteurs en ligne que le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu avait « condamné » le « pogrom antisémite d’Amsterdam ».
À présent, une recherche Google avec le seul mot « pogrom » fait apparaître une interminable succession de gros titres sur ce même événement, souvent accompagnés de vidéos de supporters de l’équipe de football Maccabi Tel-Aviv attaqués dans les rues d’Amsterdam.
La logique de ce récit semble assez simple. Ce qui s’est passé après le match entre le Maccabi et l’Ajax d’Amsterdam était (a) une séquence de violences où (b) les victimes…
Auteur: redaction

