La poupée Barbie, c’est ce jouet iconique avec lequel plusieurs générations d’enfants se sont amusées. Mais derrière le jeu, dans les usines chinoises responsables de la fabrication de la célèbre poupée, ce sont des ouvrières qui sont traitées comme telle par leurs collègues et leurs supérieurs dans l’indifférence des responsables et de Mattel. L’association ActionAid a dressé un constat alarmant du harcèlement sexuel systémique qui sévit en toute impunité dans ces usines et a lancé une pétition pour le faire définitivement cesser.
ActionAid est une ONG à but non lucratif qui vient en aide aux femmes et hommes de tous pays dans la lutte pour leurs droits humains. Quatre axes principaux forment la priorité de leurs actions : la souveraineté alimentaire pour combattre la faim dans le monde, le contrôle des engagements éthiques des entreprises, le droit à un salaire décent et enfin, celui qui est plus particulièrement concerné ici, le respect du droit des femmes.
Et le respect des femmes ne serait pas une préoccupation pour les usines fabricant la Barbie de la marque Mattel. En effet, d’après la récente enquête de l’association, les femmes employées semblent être confondues avec la poupée par leurs collègues et supérieurs masculins. La question ne paraît pas préoccuper Mattel qui met pourtant en avant des positions féministes. La multinationale est d’ailleurs dans le collimateur d’ActionAid qui dénonce les conditions de production de ses jouets depuis une vingtaine d’années.
« Mattel vend son produit-phare, la poupée Barbie, à grands renforts de slogans féministes. Mais dans les usines où nous avons enquêté, les femmes produisent les poupées Barbie dans la crainte d’être humiliées ou harcelées. La multinationale ne semble rien faire pour mettre un terme au harcèlement sexuel qui règne dans ses usines ». ActionAid
En 2019, l’association avait déjà recueilli des témoignages…
Auteur: Mr Mondialisation
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