D’après une note du renseignement consultée par Le Monde, l’encadrement de la FNSEA fait pression sur les autorités pour que les convois en route vers Rungis soient stoppés par les forces de l’ordre.
Si les discours tenus dans les médias par les différents responsables de la FNSEA s’opposent sans ambiguïté et depuis plusieurs jours aux tentatives de blocage du marché de Rungis, le syndicat a franchit un pas dans son opposition à une partie du mouvement des agriculteurs en colère.
Depuis quelques jours, des agriculteurs mobilisés ont formé à l’appel de la Coordination Rurale un convoi en route vers le marché de Rungis, en vu d’un blocage. Une action d’une importance stratégique toute particulière dans le bras de fer engagé avec le gouvernement, puisque qu’un blocage effectif du marché international assécherait sous 48 ou 72h la quasi-totalité des halles et restaurants de Paris et de sa couronne.
Le Monde dit avoir consulté une note des services de renseignement, lesquels mentionnent une grande inquiétude du syndicat majoritaire chez les exploitant.e.s agricoles. (55,42% des voix des votant.e.s aux dernières élections des Chambres d’Agriculture en 2019, avec tout de même une abstention de 53,6% pour le collège des exploitant.e.s ; 212 000 adhérent.e.s revendiqués en 2016 sur environ 400 000 agriculteurs.trices)
La FNSEA s’inquiète notamment du « risque que certains des militant.e.s de ses propres troupes rejoignent les convois pour des actions plus musclées ». Et la fameuse note de préciser que des pressions du syndicat sont là pour pousser les pouvoirs publics à stopper les convois en route vers Rungis. Déjà il y a plus d’une semaine, les même services de renseignement exprimaient des doutes sur la capacité de la FNSEA à contrôler la mobilisation, au vu notamment de l’importante participation d’agriculteurs.trices non-syndiqué.e.s et de la détermination…
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Auteur: Le Poing

