Quand la ministre de la santé rend visite et remercie un institut anti-IVG lié à l’extrême droite


«Les femmes, grande cause du quinquennat»


Après avoir réhabilité Pétain, écrasé les contestations sociales et fait entrer des pans entiers du programme du Front National dans le droit avec la «Loi Immigration», le macronisme continue d’assumer, chaque jour davantage, son ancrage à l’extrême droite.

Exemple ce 4 janvier 2023. La nouvelle ministre de la Santé, Agnès Firmin Le Bodo est allée rendre une visite de courtoisie à l’Institut Jérôme Lejeune, anti-avortement, qu’elle décrit sur Twitter comme un «lieu de passion et d’énergie».

Agnès Firmin Le Bodo est une pharmacienne de droite, proche d’Édouard Philippe, qui a été bombardée ministre après la démission d’Aurélien Rousseau suite au vote de la «Loi Darmanin». Son entrée même au sein du gouvernement est motivée par sa compatibilité avec l’extrême droite.

Cette nouvelle ministre en charge de services de Santé aurait reçu pour 20.000 € de cadeaux de la part de la multinationale Urgo lorsqu’elle était pharmacienne. Elle s’était fait livrer «à 21 reprises, de 2015 à 2020, des produits de luxe – des montres, bouteilles de vin et magnums de champagne, coffrets pour des week-ends… de la part des laboratoires Urgo» explique Mediapart.

Mais revenons à ce mystérieux «Institut Jérôme Lejeune», peu connu du grand public. De quoi s’agit-il ? En apparence, c’est une association faisant de la recherche sur la trisomie 21, et plus globalement les maladies génétiques. En réalité, il s’agit de l’un des principaux lobby anti-IVG et réactionnaire de ce pays.

La fondation Lejeune milite contre l’avortement et soutient des associations anti-IVG comme «La Marche pour la vie», repaire de catholiques intégristes opposés au droit des femmes. Le médecin Jérôme Lejeune lui-même était fortement opposé à l’IVG. Cette structure s’oppose aussi aux droits des personnes trans, au mariage pour toustes, à la PMA…

Elle est partenaire…

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Auteur: B