Lors de cette discussion en ligne intitulée « L’art se souvient : la culture comme témoin et moyen de prévention », des créateurs et experts du monde entier ont exploré comment l’expression artistique peut devenir un outil à double tranchant : elle peut contribuer à banaliser la haine, mais aussi la déconstruire et favoriser la réconciliation.
Chaloka Beyani, Conseiller spécial pour la prévention du génocide, prend la parole lors de la table ronde intitulée « L’art se souvient : la culture comme témoin et moyen de prévention ».
Les échanges ont porté sur les héritages de la traite transatlantique des Africains réduits en esclavage, de la Shoah, du génocide des Tutsi au Rwanda en 1994 et du génocide de Srebrenica en 1995.
En ouverture de l’événement, Chaloka Beyani, Conseiller spécial des Nations Unies pour la prévention du génocide, a rappelé que le discours de haine constitue un « signe d’alerte précoce » pouvant annoncer des crimes atroces.
Selon lui, cette rhétorique précède souvent « les crimes contre l’humanité, les crimes de guerre et le génocide », appelant à une vigilance accrue face aux récits qui façonnent les sociétés.
Repenser l’histoire par la culture
Pour Valika Smeulders, responsable du département d’histoire au Rijksmuseum, les institutions culturelles, parfois marquées par des histoires de domination, peuvent aussi devenir des espaces pour les affronter et les revisiter.
S’appuyant sur l’exposition Esclavage : dix histoires vraies de l’esclavage colonial néerlandais, présentée aux Nations Unies en 2023, elle a raconté l’histoire de femmes qui cachaient du riz dans leurs cheveux avant d’être forcées de traverser l’Atlantique.
Ces récits, a-t-elle expliqué, permettent de regarder les personnes réduites en esclavage non seulement à travers leur…
Auteur: Nations Unies FR

