Notre analyse de la polémique entre Celeste Amarilla et Kylian Mbappé : comment les réactionnaires utilisent le logiciel victimaire
Depuis le match lamentable qui a opposé l’équipe du Paraguay et la France lors du mondial de foot, la tension ne cesse de monter entre les deux pays. En cause ? Une déferlante raciste contre les joueurs français.
Si la négrophobie est bien évidemment présente en France et en Europe, elle est décomplexée et généralisée en Amérique Latine contre les footballeurs Noirs. Juste avant le match, l’ancien capitaine du Paraguay déclarait dans la presse que son pays n’affrontait pas la France mais «une sélection africaine». Cet individu avait aussi affirmé que «la Belgique est gérée par les musulmans».
En 2022 déjà, un racisme de masse s’était exprimé en Argentine, avant, pendant et après la finale du mondial. Les supporters argentins chantaient à pleins poumons sur les places du pays que les footballeurs tricolores «jouent pour la France mais viennent d’Angola» et que leur passeport est «mensonger». Pour savourer sa victoire, le gardien de but argentin avait même défilé en plein Buenos Aires, lors de la parade avec un mannequin à l’effigie de Kylian Mbappé, pendant que des cris racistes étaient scandés. Des supporters avaient incendié la représentation d’un cercueil comportant une photo du joueur. Les mêmes scènes viennent d’avoir lieu au Paraguay, avec la mise à feu d’un mannequin grimaçant portant le nom de Mbappé.
Car c’est bien cela qui enrage les négrophobes du monde entier, y compris en France. Que des sportifs noirs excellent dans une sélection occidentale, sans se laisser marcher sur les pieds.
Ainsi, depuis plusieurs jours, un tsunami de publications racistes de paraguayens inonde les réseaux sociaux, et en particulier Twitter. Et parmi ces publications, celle d’une sénatrice du Paraguay, Celeste Amarilla, s’est faite…
Auteur: B

