Quand le gouvernement stigmatise les arrêts maladie

Selon le gouvernement, la France serait dans une « très grande dérive » concernant ses arrêts maladie qui coûteraient de plus en plus cher. Derrière cette rhétorique éculée se cache à nouveau une volonté d’augmenter la durée de travail et de réduire les droits sociaux. Une rengaine qui ne résiste pourtant pas longtemps aux faits et démontre surtout la volonté d’enrichir toujours plus la classe bourgeoise.

Depuis plusieurs siècles, la même ritournelle résonne encore et encore dans la bouche du patronat et de leurs représentants : les Français coûteraient trop cher et ne travailleraient pas assez. Une remarque d’autant plus savoureuse lorsqu’elle provient d’Amélie de Montchalin, ministre des Comptes publics, dont la seule activité salariée s’est résume à avoir été lobbyiste pour le géant de l’assurance AXA pendant deux ans.

Au-delà de cette éternelle propagande, il serait pourtant plus opportun de se demander pourquoi les arrêts maladie se multiplient autant et comment notre rapport à l’emploi pourrait être amélioré.

Diviser pour mieux régner

À chaque crise économique issue du capitalisme lui-même, les gouvernements largement responsables de la situation mettent toujours en place le même stratagème. Pour monter les classes moyennes et populaires les unes contre les autres, la classe bourgeoise désigne ainsi une partie de la population qui serait « assistée » et qui profiterait du système de solidarité.

De ce fait, les initiateurs du déficit budgétaire ne seraient pas ceux qui ont méthodiquement dégradé les comptes pour faire d’immenses cadeaux fiscaux aux plus grandes fortunes, mais une minorité de paresseux qui refuserait de faire sa part.

Comparaison mensongère

Pire, les dirigeants français s’appliquent à faire entrer dans les têtes que ce « refus de travailler » ou d’accepter des réformes libérales, ou plus globalement de faire des efforts serait un mal…

La suite est à lire sur: mrmondialisation.org
Auteur: Simon Verdiere

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