Quand le Sénat votait une résolution de reconnaissance de la Palestine

« Au nom du droit inaliénable à l’autodétermination, le peuple palestinien est fondé à se doter d’un État ». C’est par ces mots que le sénateur socialiste Gilbert Roger, auteur de la résolution pour la reconnaissance de l’État de Palestine, avait tenté de convaincre ses collègues de voter son texte. Devant un hémicycle divisé sur la question de la reconnaissance de la Palestine, il s’était battu pour l’adoption de cette résolution, jugeant qu’elle pouvait faire bouger les lignes car « la voix de la France, pays fondateur de l’Union européenne, membre permanent du Conseil de sécurité de l’ONU et ami des peuples israélien et palestinien, compte sur la scène internationale ». Après plus de deux heures de débat, elle avait été adoptée de justesse, avec 153 voix pour et 146 voix contre.

Déjà un contexte de guerre dans la bande de Gaza

Cette résolution, déposée à la fin de l’année 2014 par les groupes de gauche du Sénat, s’inscrivait déjà dans un contexte de guerre entre des groupes islamistes palestiniens et l’armée israélienne dans la bande de Gaza. Après des tirs de roquettes du Hamas sur le territoire israélien, Tsahal avait lancé le 8 juillet 2014 l’opération « Bordure protectrice ». En un mois et demi, l’armée israélienne avait tué 2 200 Palestiniens. On dénombrait 72 morts côté israélien, dont 66 soldats.

En 2009 et en 2012, d’autres guerres de ce type avaient eu lieu dans la bande de…

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Auteur: Emile Boissel-Dombreval

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