Quand l'écologie s'invite à la manifestation du 1er-Mai

Paris, reportage

Ils étaient plus de 200 000, selon la CGT, et 121 000, selon le ministère de l’Intérieur, dans toute la France, le mercredi 1er mai. À Paris, entre traditionnels ballons des syndicats et chars des partis de gauche, le cortège s’est largement teinté de drapeaux palestiniens. Les keffiehs étaient suivis d’une banderole contre la transphobie, tandis que les collectifs de travailleurs sans-papiers se sont glissés derrière les drapeaux de Kanaky, la Nouvelle-Calédonie indépendantiste. Parmi les manifestants, syndicalistes et activistes ont tissé des liens entre écologie et travail. « Unissez-vous ! » exhortait une pancarte.

Les fonctionnaires contre les politiques anticlimatiques

Au rythme de la fanfare, les manifestants s’élancent depuis la place de la République. À l’arrière de sa camionnette, Olivier Aubrun, agent de maintenance sur les trains Transilien, s’attelle au service de boissons. Membre de la CGT cheminots, il est venu défendre le ferroviaire public, en particulier le fret, face à la concurrence du privé. 

Sous sa chasuble rouge, il porte un t-shirt avec l’inscription « 1 train = 50 camions ». Selon lui, les effectifs des gares de triage franciliennes se sont réduits comme peau de chagrin, au profit du routier. La « destruction du ferroviaire public » et les fermetures de lignes vont de pair avec « une dégradation des conditions de travail » pour les agents, entre « horaires décalés », « manque de matériel » et « détérioration des conditions de sécurité ».

À quelques pas de là, Élisabeth Pagnac a rejoint les rangs du SNEFSU qui a appelé à se mobiliser en ce 1er mai « contre les politiques inconscientes anticlimatiques et anti-écologiques ». Au sein de la Sous-direction de l’action climatique (SDAC) du ministère de la Transition écologique, elle est chargée de proposer des analyses pour la formulation de la politique énergétique et…

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Auteur: Léa Guedj, NnoMan Cadoret