L’Association des personnels de l’Université de Montpellier (APUM) propose à ses adhérents un week-end au Puy du Fou, en octobre 2025. Un choix pour le moins cocasse, quand on sait que ce parc, fondé par Philippe de Villiers, figure de l’extrême droite identitaire, est accusé de révisionnisme historique. Science et esprit critique ? On repassera
Ah, l’Université… temple de la raison, de la méthode, de la recherche du vrai. Ses personnels passent leurs journées à expliquer à des étudiants qu’il faut vérifier ses sources, croiser les documents, lutter contre les fake-news… Et puis, le week-end venu, hop ! On enfile le costume de pèlerin vendéen et direction le Puy du Fou, ce Disneyland de la contre-histoire, où la République est méchante, les cathos héroïques, et les guerres de Vendée transformées en grand spectacle pyrotechnique.
Car oui, l’association des personnels de l’Université de Montpellier (APUM), créée pour “contribuer à l’amélioration de l’environnement social, culturel et sportif des personnels en activité de l’Université”, organise un séjour au parc fondé par Philippe de Villiers, du 25 au 28 octobre prochain. De Villiers, ancien patron du Mouvement pour la France et figure adorée des plateaux de CNews, est connu entre autres pour ses positions traditionalistes et réactionnaires. Il s’est notamment prononcé en faveur de la “remigration”, concept lié à la théorie conspirationniste d’extrême-droite du “grand remplacement”. Bref, Pas exactement un apôtre de l’esprit critique universitaire.
Le parc, lui, se vante de “faire revivre l’Histoire”. Sauf que des historiens se sont donné la peine d’y aller, d’observer, et de publier un bouquin : Le Puy du Faux (Florian Besson, Pauline Ducret, Guillaume Lancereau, Mathilde Larrère, 2022). Leur verdict ? On n’y apprend pas l’Histoire, on y…
Auteur: Pascal Praudpotkine

