En France, depuis peu, les établissements et les services accueillant des personnes âgées doivent garantir leur droit d’accueillir leur animal de compagnie. Mais quel est leur impact au quotidien pour la vie des résidents et le travail des soignants ?
En France, la maladie d’Alzheimer est devenue la première cause d’entrée en Ehpad. Les traitements développés à l’heure actuelle ne font que réduire les symptômes physiques de la maladie sans arrêter sa progression. Or, les premiers symptômes peuvent apparaître vers 60 ans et la maladie touche plus d’un million de personnes. C’est pourquoi, depuis 2011, la Haute Autorité de Santé recommande l’utilisation de compléments non pharmacologiques afin de soigner et prévenir l’apparition des problèmes de santé liés à Alzheimer. Parmi eux figure la médiation animale, une intervention où l’animal est intentionnellement présent pour contribuer au bien-être physique, psychologique ou encore émotionnel de la personne âgée. En effet, dans le cadre de pathologies telles que la démence chez la personne âgée, l’un des bénéfices observés est la capacité à créer des liens sociaux en présence de l’animal, qui va alors agir comme un « lubrifiant » social facilitant les conversations, les sourires, ou les gestes tout en stimulant les fonctions cognitives et sensorielles. De tous les animaux de compagnie accueillis dans les Ehpad, le chat est le plus présent soit en « résident » permanent dans les unités de vie, soit en « visiteur » ponctuel avec un intervenant en médiation animale. Comparé à l’interaction avec un chien, le chat réduirait davantage l’expression des symptômes dépressifs des personnes âgées. Cette pluralité des pratiques rend la médiation animale difficile à quantifier à l’échelle nationale et reste une démarche propre à chaque établissement.
Afin d’étudier l’impact de la présence permanente d’un chat dans…
Auteur: Marie Pelé, Chargée de recherche en éthologie, Institut catholique de Lille (ICL)

