Vue intérieure du parlement européen en février 2025

Quand les lobbys protègent… l’intérêt général

Souvent accusé de tirer les politiques environnementales vers le bas, le lobbying pourrait parfois produire l’effet inverse. Une recherche récente montre qu’il peut, sous certaines conditions, pousser les États à adopter des politiques plus ambitieuses.

Cet article est publié en partenariat avec la revue Dialogues économiques, éditée par Aix-Marseille School of Economics

Dans l’imaginaire collectif, les lobbys incarnent des forces occultes capables de détourner l’action publique. Le terme de « lobbying » convoque toutes sortes d’images qui tiennent plus de la corruption que de l’influence : celles du pot-de-vin et de l’échange de bons procédés, convenus lors d’accords murmurés au détour d’un couloir entre un élu et un lobbyiste.

Contrairement à la corruption, le lobbying n’a pourtant rien d’illégal. La pratique est même juridiquement encadrée – en France, par la loi dite « Sapin 2 »  et par la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique, qui imposent aux représentants d’intérêts de déclarer leur identité, les organismes qu’ils représentent et les moyens mis en œuvre à des fins d’influence du processus législatif. À l’échelle européenne, plus de 16 000 organisations figurent au registre de transparence.

Des lobbys inégaux entre eux

Dans les faits, le lobbying prend des formes diverses : fourniture d’expertise, recommandations, participation…

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