Quand l’excès d’épargne nuit

Dans un contexte marqué par l’incertitude, le taux d’épargne atteint le record de 19 % du revenu national, 4 points au-dessus de son niveau habituel. 60 % de l’épargne est orientée vers des produits réglementés, peu risqués et relativement liquides (livrets A, épargne logement, livrets de développement durable, assurance-vie), qui représentent 15 % du patrimoine des ménages. Il s’agit principalement de l’épargne populaire et de celle des classes moyennes.

L’épargne des classes riches se porte avant tout sur le marché actions, où elle fait grossir la valeur de leur patrimoine financier.

Pour sa part, l’épargne des classes riches se porte avant tout sur le marché actions, où elle fait grossir la valeur de leur patrimoine financier. La capitalisation boursière de ce marché dépasse 3 000 milliards d’euros. Mais la valeur des titres nouvellement émis chaque année par les entreprises pour financer leurs investissements dans l’économie réelle se limite à 10 milliards d’euros.

Les réformes abaissant la fiscalité du capital ne sont pas étrangères aux chiffres observés. Les rapports de France Stratégie montrent que la combinaison de la flat tax sur les revenus du capital, la suppression de l’ISF et la baisse de l’impôt sur les sociétés ne s’est pas traduite par une hausse de l’investissement, de l’emploi ou des salaires versés dans les entreprises possédées par les bénéficiaires des baisses d’impôts.


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Ces derniers n’ont pas plus consacré leurs ressources au financement risqué des start-up innovantes. Ces baisses d’impôts ont, en revanche, encouragé le versement de dividendes, l’acquisition d’actions et la souscription de contrats d’assurance-vie. Enfin, le…

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Auteur: Liêm Hoang-Ngoc

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