Le contexte
Depuis que la sélection d’Argentine a entamé les phases éliminatoires de la Coupe du Monde 2026 (CdM2026), une évidence s’impose : c’est dans la douleur et à l’arrachée que l’Albiceleste, triple championne du monde, a obtenu toutes ses qualifications. Et, la dernière, qu’elle vient de remporter sur l’Angleterre en demi-finale, est encore plus épique, par son intensité et la charge d’émotions qu’elle a suscitée par la rivalité, que dis-je, la haine éternelle entre ces deux pays. Victoire d’autant plus symbolique pour l’Argentine qu’elle propulse la bande des Lionel (Scaloni et Messi) dans une nouvelle finale de Coupe du Monde, après celle majestueuse de 2022, qu’elle avait remportée aux tirs au but sur la sélection française.
Le réveil des vieux démons footballistiques : de la consécration aux émotions
Roublarde, résiliente, talentueuse et conquérante, notamment dans les dernières minutes de tous ses matchs à élimination directe en cette CDM2026, l’Albiceleste, par sa grinta, sa communion avec ses supporteurs, sa fusion avec le peuple argentin et le génie incontesté de son guide messianique, a conquis davantage encore, et de par le monde, le cœur des « mendiants du beau et du bon football », pour reprendre la métaphore d’Edouardo Galeano. C’est ainsi que Daniel Riolo, le plus compétent et le plus honnête des chroniqueurs sportifs français (After Foot), en vient à commenter cette récente victoire par ces mots remplis d’émotions, comme seul le football peut en procurer :
« Comment ne pas aimer ce pays dont le peuple fusionne avec sa sélection et qui semble ne vivre que pour célébrer de telles victoires ? Quand je vois ça, je suis ému. Ils m’ont fait crier, c’est la seule équipe qui me fait ça. »
De la passion footballistique aux revendications politiques
Évidemment, puisque le football est cette activité humaine paradoxale où se trouvent ficelés, dans un même…
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