D’abord les faits : L’UNRWA (Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient) fait vivre près de 4 millions de réfugiés palestiniens, gèrant leurs écoles et leurs hôpitaux, tout en leur fournissant de l’eau potable et de la nourriture. Rien qu’à Gaza, l’UNRWA emploie 13 000 personnes. Israël accuse 12 d’entre eux d’être impliqués dans l’attaque du Hamas du 7 octobre. La direction de l’UNRWA licencie 9 d’entre eux, et un dixième est décédé. Immédiatement après, 11 pays occidentaux annoncent qu’ils cessent de financer l’UNRWA, ce qui signifie la fin automatique de l’UNRWA et peut-être des réfugiés palestiniens eux-mêmes, puisque ces 11 pays sont les principaux bailleurs de fonds de l’organisation des Nations Unies qui a – en fait – maintenu en vie des générations de réfugiés palestiniens depuis 1949…
Les mots sont évidemment superflus pour commenter cette décision monstrueuse des 11 grands et moyens pays occidentaux, alors que le génocide du peuple palestinien bat son plein. La brutalité de cette décision devient encore plus monstrueuse quand on sait que la plupart de ces 11 pays – et les plus riches d’eux – ont un passé génocidaire incroyablement « riche ». Et le pire, c’est qu’au moins certains d’entre eux « trouvent difficile », voire refusent de le reconnaître et même de s’excuser auprès de leurs victimes !
Nous ne reviendrons pas sur le cas du Japon, dont les autorités, Premier ministre en tête, rendent encore hommage, une fois par an, à leurs compatriotes criminels de guerre qui ont commis ce qui ressemble comme deux gouttes d’eau à un génocide du peuple chinois dans les années 1930 ! Mais nous dirons encore quelques mots sur les cas très instructifs mais aussi odieux de deux autres de ces 11 pays si « vertueux », les pays européens beaucoup plus proches de nous, que sont la Suisse et l’Allemagne. Car le lien entre le…
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Auteur: Yorgos MITRALIAS

