On a beaucoup célébré ces jours-ci Donald Trump en « faiseur de paix ». Un autoportrait que l’hypernarcissique président américain a réussi à imposer dans la plupart des médias occidentaux après le cessez-le-feu à Gaza. Mais moins d’une semaine après le discours triomphant de Charm el-Cheikh, Israël a de nouveau bombardé l’enclave palestinienne, et menacé de reprendre ses opérations sous divers prétextes. Le Hamas ne manquant pas d’ailleurs de lui en fournir. Seul garant du cessez-le-feu, Trump n’était intéressé en réalité que par la libération des otages. Peu lui chaut la suite des événements.
Trump partage la même vision du monde que Poutine et Netanyahou. Il adhère à leurs objectifs.
En Ukraine, il danse la danse de Saint-Guy, promettant un jour des missiles de longue portée à Zelensky, et se déjugeant le lendemain. En un seul coup de fil, Vladimir Poutine aurait réussi à le « retourner ». Conclusion de la plupart des médias : Trump est un esprit faible, d’une naïveté confondante. Il n’est pas interdit d’avancer une autre hypothèse. Trump partage la même vision du monde que Poutine et Netanyahou. Il adhère à leurs objectifs. Les trois hommes ont en commun le racisme, le mépris du droit et de la démocratie, et une haine farouche de l’Europe. Le reste n’est que poudre aux yeux, tantôt pour amadouer les pays arabes, tantôt pour séduire les jurés du Nobel.
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Un jeu cynique et dérisoire. Car les fondamentaux de Trump le « faiseur de paix » ne varient pas d’un iota. Il ne fera rien pour interrompre la colonisation de la Cisjordanie, rien non plus pour dissuader Netanyahou de reprendre son génocide inachevé. Et le voilà à deux doigts de…
Auteur: Denis Sieffert

