Quatre cents jours

L’autre jour, Pierre Jacquemain, also known as le réd chef, m’a très urbainement demandé si j’étais d’accord pour consacrer cette chronique à un sujet touchant de près ou de loin à la victoire de Donald J. Trump, vainqueur de l’élection présidentielle états-unienne, et je lui ai bien évidemment répondu qu’yes, I could – et d’autant plus facilement, me suis-je dit après m’être tout de même accordé un délai de réflexion de quelques secondes, que tous les sujets, ou presque, ont désormais à voir, de près ou de loin, avec l’élection de ce « néofasciste », comme l’appelle très justement l’historienne américaine Joan W. Scott dans une tribune publiée la semaine dernière par Libération.


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On sait ainsi que Benyamin Netanyahou, qui n’a pas oublié ce qu’il a déjà fait pour l’extrême droite israélienne durant son mandat précédent, espérait que Trump l’emporterait, et qu’il s’est, après avoir acclamé sa victoire – où il voit peut-être la promesse d’un blanc-seing pour de nouvelles boucheries et de possibles guerres –, entretenu à trois reprises avec le nouveau Potus (1), et qu’il se targue d’avoir notamment parlé avec lui, lors de ces entretiens, et pendant que son armée continuait à massacrer des Palestinien·nes (et désormais des Libanais·es), des « grandes occasions opportunes qui s’offrent à Israël, dans le domaine de la paix et de son expansion » : le cynisme abject, lorsqu’il est porté à de telles hauteurs, devient quelque chose que les mots ne suffisent plus à dire.

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President of the Unites States of…

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Auteur: Sébastien Fontenelle

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