« C’est un vrai business complètement banalisé », auquel souhaite s’attaquer la sénatrice Les Républicains Marie Mercier. La vice-présidente de la délégation aux droits des femmes a déposé en novembre à la Chambre haute une proposition de loi pour lutter contre le proxénétisme en ligne. Dans son viseur : les plateformes destinées à l’achat de services sexuels virtuels personnalisés, comme Mym et OnlyFans, qui ont bénéficié d’un essor de « 75 % des inscriptions » depuis mars 2020. « Après le Covid, on a constaté que la prostitution en ligne augmentait, chez les étudiantes surtout. On s’aperçoit que ces jeunes femmes se retrouvent sous contrat, souvent à leur insu », retrace l’élue de Saône-et-Loire. Sauf qu’en ligne, « elles ne s’appellent pas des prostituées mais des modèles. Il ne s’agit pas de proxénètes mais de managers. Et avec l’aide de chatteurs situés souvent à l’étranger, ces managers vont les obliger à répondre à des demandes de services sexuels à la demande. Mais quelle est la différence finalement ? », s’interroge Marie Mercier.
Celle qui est aussi à l’origine d’un amendement obligeant les sites pornographiques à interdire l’accès des mineurs à leurs contenus, poursuit son souhait d’encadrer le numérique : « On ne peut pas laisser dire qu’Internet est un royaume sans lois, ni frontières ». A travers ce texte, qui semble « destiné exclusivement à des adultes, on touche aussi…
Auteur: Aglaée Marchand

