Les voleurs, les nudistes et les extraterrestres avaient les leurs, il n’y a aucune raison que nous n’ayons pas les nôtres : des gendarmes pour écolos. Et en l’occurrence, il n’est pas question des pyrrhocoris apterus, plutôt des acolytes du Sergent Garcia – celui qui poursuit Zorro. Le problème, certes, c’est qu’ils ont récemment eu tendance à nous prendre pour des parasites, voire des terroristes, et à se liguer contre les droits de l’homme. Mais n’avons-nous pas nous-mêmes tendance à noircir le tableau ? N’est-ce pas d’ailleurs la vocation du tout nouvel Observatoire des violences contre les militants – faire des bilans malheureux ?
Que faire de nos gendarmes ?
Il est peut-être temps de changer de logiciel, arrêter de voir le mal partout pour jouer aux vengeurs masqués. La première ministre a en effet reconnu que nous sommes dans notre rôle quand nous alertons : cette légitimation ne nous oblige-t-elle pas ? Et quand l’égérie de la transition énergétique a invité les entreprises pétrolières à se réinventer, le président de Total a aussitôt annoncé que le climat est au centre de ses préoccupations : pouvons-nous décemment ignorer un tel engagement ? Voici donc une proposition : faire un pas vers l’apaisement amorcé par le Président de la République, accompagner les changements en cours. Et pour ce faire, accepter de parler en toute sincérité de la relation à nos gendarmes – en se rappelant avec l’exécutif qu’effectivement, en matière d’écologie, tout commence par le langage.
Jusque-là, tout se passait relativement bien. Nous contestions les projets aberrants, les forces de l’ordre nous interdisaient de convaincre nos contemporains. Nous indiquions la direction à suivre pour retrouver la nature, ils rappelaient les règles de circulation sur les routes existantes : « il faut se calmer sur la bétonisation ; ok mais roulez bien à droite ; d’accord mais on ne la…
La suite est à lire sur: lundi.am
Auteur: dev

