Que faire des monstres de la rue d'Aubagne ?

L’actualité marseillaise n’aura probablement échappé à personne. Les « monstres » de la rue d’Aubagne – l’effondrement du 5 novembre 2018 – sont de sortie. Ils reviendront hanter 6 ans plus tard et pendant près d’un mois et demi de procès les Marseillais.es.
Depuis le 7 novembre dernier, le procès des responsables de l’effondrement du 63 et 65 de la rue s’est ouvert. « Hors-norme » affirmait lui-même le juge en introduction aux débats. Les uns attendent justice, d’autres simplement des faits, les plus ambitieux responsabilités et culpabilités pour une séquence qui a bouleversé et bouleverse toujours autant Marseille… Mais de qui et de quoi tant les limites du procès et de l’effondrement sont si vastes ?

Celle de la mise à mort du « système Gaudin » ? De l’état d’insalubrité généralisé de la deuxième ville de France qui éclate alors au grand jour ? De cette collusion mafieuse et macabre entre une politique publique volontaire d’abandon du centre-ville, du quartier de Noailles et d’extorsion privée par tout un système opaque de syndic’, de proprio, d’experts et d’administrateurs judiciaires véreux unis par un cynisme sans limite et un commun accord pour extorquer un maximum de fric, plus-value sur des logements extrêmement dégradés, et la moindre considération pour les habitants, ménages « captifs » du marché comme on dit, de précaires, de sans-papiers à la merci des arrangements dans un quartier ne disposant que de 4% de logement social.

Que nous reste-t-il de la rue d’Aubagne ?

Au moment de conclure Du Taudis au Airbnb l’an passé, la question nous hantait déjà. Comme beaucoup, comme tant d’autres. Qu’en restait-il dans les rues de Marseille ? Du drame, de ces huit victimes ensevelies à jamais sous les décombres d’un système Gaudin moribond et propriétaire, via la société d’économie mixte Marseille habitat, d’un des deux bâtiments…

La suite est à lire sur: lundi.am
Auteur: dev

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