« L’énergie et le potentiel du continent africain sont sans limites », a affirmé António Guterres. Mais ces richesses humaines et naturelles continuent d’être entravées par l’héritage profond de l’esclavage, de la traite transatlantique et du colonialisme. Un legs que le Secrétaire général qualifie de « structures fondées sur l’exploitation » et dont les effets se prolongent jusque dans les institutions internationales actuelles.
Reconnaître ces injustices, a-t-il insisté, ce n’est pas diviser. C’est « pour soigner les blessures du passé » qu’il faut les nommer. À ses yeux, les mécanismes de justice réparatrice – incluant mesures législatives, réparations financières, et réformes institutionnelles – sont indispensables pour garantir les droits et la dignité des populations concernées.
Il a lancé cet appel vibrant lors d’un dialogue politique de haut niveau tenu vendredi au siège des Nations Unies, à New York, dans le cadre d’un cycle de conférences sur l’Afrique.
Actions concrètes
Le Président de l’Assemblée générale des Nations Unies, Philemon Yang, a également déploré que « les personnes d’ascendance africaine sont toujours confrontées au racisme, à l’injustice et aux séquelles persistantes de l’esclavage et du colonialisme ».
Selon lui, la proclamation par l’Assemblée générale d’une deuxième Décennie internationale des personnes d’ascendance africaine, en décembre 2024, constitue « une étape essentielle »
« Les États membres doivent utiliser ce mandat pour mener des actions concrètes et significatives », a-t-il ajouté. « La justice dont les Africains et les personnes d’ascendance africaine rêvent depuis des siècles ne doit plus tarder ».
Des chaînes utilisées pour attacher les esclaves.
Un système hérité du colonialisme
Le Secrétaire général de l’ONU a regretté que les États africains aient hérité, au moment…
Auteur: Nations Unies FR

