Mais que pensent les vénézuélien(ne)s de leur élection présidentielle ? Roger D. Harris, membre de l’organisation états-unienne de défense des droits humains Task Force on the Americas résume une enquête d’opinion réalisée sur place. (Note de Venezuelainfos)
Photo : à Caracas, partisans d’extrême droite du fake-président Juan Guaido, auto-proclamé sur ordre de Donald Trump, en 2019.
Cela fait près de trois mois que les Vénézuéliens se sont rendus aux urnes le 28 juillet, et il y a encore des contestations au niveau national et à l’étranger concernant le vainqueur de l’élection présidentielle. Ce n’est pas inattendu. Les États-Unis n’ont pas reconnu la légitimité des deux précédentes élections présidentielles au Venezuela et avaient annoncé bien avant cette élection que si le candidat choisi par Washington perdait, ce ne pouvait être qu’à cause d’une fraude.
L’autorité électorale officielle vénézuélienne (CNE) a déclaré le président sortant Nicolás Maduro vainqueur avec 52% des voix. Le plus proche concurrent, Edmundo Gonzalez Urrutia soutenu par les États-Unis, a obtenu 43% des voix. Ce résultat a ensuite été audité et confirmé par la Cour suprême vénézuélienne (TSJ). Gonzalez a affirmé avoir des preuves démontrant sa victoire, mais a refusé de les montrer à la TSJ, même lorsqu’il a été convoqué.
Washington conteste le vote
Le président américain Joe Biden avait alors rapidement appelé à de nouvelles élections au Venezuela. Tout aussi rapidement, les conseillers de Biden sont revenus sur cette déclaration. La position actuelle des États-Unis est que l’élection était certainement frauduleuse, mais ils attendent que Caracas publie les données sur les bureaux de vote individuels avant de déclarer la désignation par Washington du président effectif.
L’autorité électorale vénézuélienne n’a pas publié de données détaillées sur le décompte des voix….
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Auteur: Roger D. HARRIS

