Cet article est publié en collaboration avec Binaire, le blog pour comprendre les enjeux du numérique.
Au vu des efforts importants que le secteur des Technologies de l’Information et de la Communication (TIC) doit faire pour passer d’une tendance de forte croissance de ses émissions de Gaz à Effet de Serre (+45 % d’ici 2030) à une trajectoire de réduction significative (-45 % sur la même période), tous les pans du numérique doivent nécessairement questionner leur contribution à cette tendance. En ce sens il est intéressant de cartographier et d’estimer leurs impacts environnementaux afin de construire une société soutenable.
Comme le montre le graphique ci-dessous, la vidéo en ligne représente la majeure partie du trafic Internet au niveau mondial.
Binaire.
Pour la France, les hébergeurs de vidéos sont majoritairement à l’origine d’un trafic croissant vers les utilisateurs au niveau de l’interconnexion, avec une hausse de x2.4 de début 2020 à fin 2022.
La vidéo est donc souvent pointée du doigt comme l’un des principaux responsables des impacts environnementaux du numérique et fait débat par exemple dans le rapport de The Shift Project de 2019 sur l’insoutenabilité de la vidéo en ligne. Mais au-delà des TVs et autres terminaux de visionnage, que sait-on de la matérialité qui se cache derrière le visionnage d’un film ou d’une série en vidéo à la demande (VoD) ? À quoi servent réellement ces équipements ?
Peu d’informations publiques existent sur les architectures très complexes opérées par les fournisseurs de services de VoD et sur leur dimensionnement. Néanmoins nous avons tenté une ébauche d’analyse du service Netflix. Ce dernier est en effet l’un…
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Auteur: Aurélie Bugeau, Professeure des Universités en Informatique, Université de Bordeaux

