On fait le point au milieu de la tempête propagandiste
La nuit dernière, des permanences de la France Insoumise et du syndicat Solidaires ont été attaquées dans plusieurs villes. D’autres suivront dans les prochains jours, car l’extrême droite appelle partout à la violence et à la guerre. Et elle est encouragée par toute la classe politique.
Le narratif créé par les fascistes lyonnais s’est imposé à tous : un homme présenté comme un «étudiant, choriste catholique, et philosophe de 23 ans» aurait été assassiné sans raison par des «antifas». Jean-François Bellamy de LR parle d’un jeune venu «manifester pacifiquement». Bruno Retailleau parle d’un «tabassage à mort terrifiant» commis par «l’ultra-gauche et LFI». Le 14 février il tweete : «Ce n’est pas la police qui tue, c’est l’extrême gauche» et justifie les attaques de permanences insoumise. Raphaël Glucksmann et plusieurs députés LFI tweetent des condamnations, alors que François Ruffin appelle à «punir sévèrement» les antifascistes.
Tout cet emballement alors que, depuis près de trois jours, des informations contradictoires et hors contexte circulent, attisées par l’empire médiatique de Bolloré. On fait le point sur ce qui est factuel, ce qui est inventé, ce qui est mensonger.
L’extrême droite obtient enfin son martyr
Le mode opératoire de Némésis est connu depuis des années : ce groupe de femmes nationalistes instrumentalise le féminisme pour s’en prendre aux étrangers. En revanche, cela ne dérange pas Némésis d’aller sur le plateau de Morandini, prédateur sexuel condamné, ni de fréquenter des militants d’extrême droite ayant commis, entre autres, des violences sexistes.
Némésis utilise toujours la même méthode : attaquer les événements de gauche avec un maximum de caméras, filmer la moindre réaction, puis se protéger derrière un service d’ordre de gros bras fascistes…
Auteur: B

