Le Manifeste pour une démocratie du travail cherche à stimuler la réflexion collective sur les stratégies concrètes d’action, notamment contre l’extrême droite. Il sera lancé lors d’une réunion-débat ce samedi 31 janvier après-midi à la Bourse du travail de Paris, visio possible, programme et inscription ici.
Le mouvement syndical, sauf exception (Force ouvrière ne se prononce pas sur le vote RN, au nom de l’indépendance syndicale), se mobilise contre la montée de l’extrême droite. À raison : un gouvernement RN durcirait sans aucun doute la répression antisyndicale et les attaques contre les droits du travail. Mais que peuvent vraiment faire les syndicats contre la diffusion des idées racistes au sein du salariat ?
Leurs instances nationales ou fédérales publient des appels à ne pas voter pour l’extrême droite, et les militantes de terrain s’engagent dans des campagnes de démystification du discours « social » du RN. L’association Visa (Vigilance et initiatives syndicales antifascistes), qui regroupe de nombreux syndicats au plan national et local (CGT, Solidaires, FSU, CFDT, FO, UNSA, CNT, Syndicat des avocats de France, Syndicat de la magistrature…), alimente les syndicalistes en arguments et brochures pour s’adresser aux salariées tentées par les idées néofascistes.
Cette lutte idéologique est importante car les syndicalistes sont au contact de millions de travailleuses et travailleurs que les partis de gauche ne touchent plus. Toutefois on peut s’interroger sur son efficacité. Les arguments rationnels ne suffisent pas, on le voit chaque jour, à contrer le ressentiment, la haine et autres passions tristes.
Renforcer les collectifs de travail
Il existe une autre manière, que pratiquent déjà à bas bruit de nombreuses équipes syndicales, pour contrer l’influence du RN : renforcer les collectifs de travail en recréant du commun entre des salariées souvent isolées et humiliées par…
Auteur: collectif

